Réunion

mercredi 9 janvier 2013

Le pays des Renault 12...

Souvenirs souvenirs ! Le parc automobile Argentin nous ramène quelques années en arrière avec encore une multitude de voitures françaises des années 70 qui roulent (enfin pas toutes!)...
On trouve entre autres des 504,mais celle qui est la plus présente est la Renault 12. Certaines bien entretenues mais la majorité porte les stigmates de la piste. Sinon on trouve encore des Ford, en berline mais surtout en camionnettes. Pour la flotte actuelle, on trouve des Gol (Wolskvagen produites sur place), des Chevrolet et beaucoup de Logan.
Une en super état

La grand-mère de la R12

Deux modèles à Cachi

Celle-là n'ira plus très loin
Lorsque un Argentin veut vendre sa voiture, il affiche une pancarte et pose sur le toit une bouteille en plastique de un litre et demi, à moitié pleine pour ne pas qu'elle s'envole... Il la signale ainsi à tous les amateurs... Malheureusement nous n'avons pas pu prendre en photo de R12 en vente et nous n'avons pas osé poser une bouteille sur le toit d'une...

Le retour !

Salut à vous, fidèles lecteurs ! 
Nous voilà revenus à Flassan, mais le blog ne va pas s'arrêter tout de suite... Il nous reste quelques articles déjà écrits à publier pour vous faire partager des découvertes ou des images, et puis vendra le temps des différents bilans...

lundi 7 janvier 2013

Fin de séjour à Puerto Madryn

Avant de quitter Puero Madryn, il nous reste un jour que nous mettons à profit pour retourner sur la péninsule. Nous allons manger à un plage que nous a indiqué le loueur de voiture : la punta Pardelas. On y parvient par une piste qui débouche sur une sorte de plateau dominant la mer, complètement envahi par les Argentins. Ils sont là installés avec des tentes, des caravanes et une délicieuse odeur de viande grillée nous accueille lorsque on sort de la voiture... Les plus courageux (Baoù et Thierry) se baignent dans une eau glaciale où rodent des orques affamés... Le bain sera bref. On pousse jusqu'à Puerto Piramides, là aussi tellement envahi de touristes que l'on ne trouve pas de place pour se garer. La plage est bondé, hérissée de parasols et en l'absence de baleines dans la baie, l'intérêt est limité. On décide donc à l'unanimité de retourner à Puerto Madryn pour faire une halte chez Bomke, le fabuleux glacier de la place... On y déguste encore des glaces au dulce de leche... En chemin on croise le plus gros rassemblement d'autruche que l'on n'aie vu jusqu'alors. Après la glace, direction le terminal où un bus de nuit doit nous emmener jusqu'à Buenos Aires..


samedi 5 janvier 2013

La péninsule Valdès

Nous avons commencé notre remontée vers le nord et nous sommes arrêtés à Puerto Madryn, dernière étape avant le retour vers Buenos Aires. Puerto Madryn est aux portes de la péninsule Valdès, véritable sanctuaire de cétacés. On peut (selon l'époque) y voir des baleines francas, des orques, des éléphants de mer, des lions de mer, des pingouins et plein d'autres animaux terrestres ou marins... Nous sommes arrivés un peu tard pour y voir de baleines (elles repartent mi-décembre) et un peu tôt pour les orques (mars avril est le moment où ils sont les plus nombreux). Ils viennent alors sur les plages croquer les bébés lions ou les jeunes éléphants de mer. Avec un peu de chance nous aurions pu voir les premiers qui arrivent en janvier, mais les lions ont eu plus de chance. Nous avons pu quand même voir une colonie de lions (lobos) où nous avons assisté à une mise bas et un accouplement (ça déménage!)... En parcourant la presqu'île nous avons croisé des guanacos, des nandous (petites autruches), un zorro (renard), des maras (croisement improbable entre un lièvre et un cabiaï), des tatous, des chimangos (petit rapace)... Le lendemain, nous sommes allés sur les conseils de Caro et Lolo à la Punta Ninfas, où après deux heures de piste dans un décor d'un autre monde nous sommes arrivés au bout du monde (encore un!). Là, dans la falaise, un petit sentier nous précipite vers la plage, où paresse une belle colonie d'éléphants de mer... On les a observés un bon moment : C'était super...
Maintenant, il nous reste un jour puis une nuit de bus pour rallier Buenos Aires avant le retour à Flassan prévu mercredi. Les derniers articles y seront d'ailleurs publiés.

jeudi 3 janvier 2013

Les trajets en bus

Les distances entre les villes des trois pays que nous avons traversés sont immenses et le moyen le plus approprié reste le bus. Au Chili et en Argentine c'est assez semblable et un peu différent en Bolivie... Dans les deux premiers pays, il y a quatre classes de bus, du Classico (le bus normal que l'on trouve en France) au cama suite premium, le haut de gamme avec fauteuils s'inclinant à 180° et formant un vrai lit. Les deux catégories intermédiaires sont semi-cama (inclinables à 120°) et cama (inclinables à 150°). Pour le trajet Buenos Aires / Salta, (20 h) on avait pris Cama premium et on avait super bien dormis. Mais on atout aussi bien dormi dans le cama sur San Pedro de Atacama / Santiago (24 heures) pour un prix bien inférieur... Les terminaux de bus sont immenses, organisés parfois sur deux niveaux (arrivées départs) et ceux des grandes villes font penser à des grandes gares ou des aéroports. A Buenos Aires, il y en a un, immense on est stupéfait par l'énormité des quais d’embarquement ! Il y en a 75 alignés et c'est un ballet permanent. Toutes les villes d'Argentine et même certaines villes de pays voisins (Lima!) sont desservies depuis ce terminal. Un bus arrive, il embarque ses passagers et s'en va. Il reste au maximum dix minutes avant de filer. On comprend mieux leur circuit en visitant un peu : au niveau inférieur ils débarquent leurs passagers,sont nettoyés avant de passer faire le plein puis grimpent d'un niveau pour l'embarquement. Et à Santiago, il y en a quatre ! Ce qui est remarquable, c'est leur ponctualité. Ils partent toujours à l'heure et à Salta nous sommes arrivés deux minutes en retard après 20 heures de route... Par contre la Bolivie est un peu à part ! Pas au niveau de la ponctualité mais au niveau de l'organisation et du confort des bus... Alors qu'au Chili et en Argentine, tout est informatisé, ici les employées notent sur un carnet où est dessiné le plan du bus, et... ça marche ! Bon les bus sont complets, s'arrêtent au moindre pueblo et chargent tant qu'ils peuvent. Et il n'y a qu'une classe ou presque... Les terminaux sont délabrés et à celui de Sucre les bagages étaient descendus des bureaux au quai au bout d'une corde : ils ont bien failli atterrir sur la tête de Martine ! Et comme les routes sont en train d'être asphaltées, les durées de voyage sont souvent beaucoup plus courtes qu'annoncées. Ainsi on est arrivé à Sucre à 4 heures du matin au lieu de 6 heures 30 et notre hôte nous attendait à 7... Il nous a donc fallu patienter dans un terminal désert... (A suivre)


Terminal de Tupiza (Bolivie)

Terminal de Sucre

mercredi 2 janvier 2013

El Calafate

Nous sommes passés trois fois à El Calafate. Avec les fêtes,les jours fériés et les Argentins en vacances, il était un peu difficile d'organiser transport et hébergement dans ce secteur. Nous y sommes donc arrivés en provenance d'Argentine et nous avons débarqués dans une auberge de jeunesse « I Keu Ken" ce qui en langage indien veut dire "nos ancêtres ou les anciens" . Nous y avons été très bien accueillis par Martin et toute son équipe. Et nous y avons mangé notre premier asado... Nous en avons profité pour visiter le Périto Moréno, et la lagune Nimez.. Nous sommes revenus à El Calafate le 25, et ...mangé notre second asado ! Nous y avons récupéré une voiture le lendemain pour partir à EL Chalten. De retour d'El Chalten, le 31, nous avons retrouvé avec grand plaisir toute l'équipe d'I Keu Ken avec qui nous avons bu l'apéro avant d'aller fêter le bout d'année dans un restaurant : La Barrica. C'était très bien mais relativement calme. Le lendemain, nous avons profité de la voiture pour retourner au glacier sous le soleil. Encore plus de craquements et de chutes de blocs que la première fois : impressionnant ! La ville d'El Calafate est sympa, au bord du lac Argentino et en limite de la pampa sèche où galopent entre les kilomètres de clôture des autruches, des guanacos, surveillés par des condors et des caranchos... Aujourd'hui, nous quittons cette région pour continuer notre remontée plein nord en bus. Quatre heures pour Rio Gallegos, puis seize heures pour Puerto Madryn...

mardi 1 janvier 2013

El Chalten : randonnées et pêche

El Chalten est un petit village entièrement axé sur la montagne. C'est le point de départ de nombreuses randonnées vers les sommets et les glaciers mais aussi d'expéditions plus difficiles vers les cimes parmi les plus réputées d'Amérique du sud. On y vient de tous les continents pour y grimper... Cela donne à ce gros village en pleine expansion une ambiance très particulière. On y croise des andinistes spécialistes de l'escalade sur glace ou sur roche mais également de simples touristes venus s'oxygéner... Nous y avons passé quatre jours avec au programme randonnées et pêche. Finalement on a fait une première randonnée tous ensemble puis les garçons se sont plutôt consacrés à la pêche et les filles ont continué leur découverte pédestre de la région...
Le seul secteur de pêche propice à la mouche sèche se situe à 35 km du village au bout d'un piste. C'est le seul endroit où le rio ne descendant pas directement d'un glacier est très limpide. Entre deux imposantes cascades, de grands calmes alternent avec des radiers et les rives sont parfois bien dégagées... Bonnes conditions pour la mouche sèche et on en a bien profité... On a du sortir à nous deux plus de quarante truites en trois coups de pêche : le rêve ! Pas mal de petites mais quelques bien grosses avec la palme pour Baoù et une fario de presque 40 cm !
Pendant ce temps, les filles ont fait deux nouvelles sorties la première à la lagune Huemul, petite randonnée de 45min de montée sur un sentier escarpé et caillouteux qui suit un torrent. A l'arrivée, nous avons une superbe vue sur le glacier Huemul, d'où de nombreuses cascades s'écoulent dans la lagune bleue turquoise, et sur le Fitz Roy totalement dégagé : magnifique !
Le lendemain, la deuxième randonnée que nous avions prévue sous le soleil, démarre de la maison des guides : c'est une longue montée de 3 heures sur un sentier sablonneux, à travers des prairies fleuries et des bois, et un dénivelé de 1000m. Nous aurions du avoir une vue exceptionnelle de l'autre versant du Fitz Roy et du cerrro Torre.... J'ai bien dit « nous aurions du », car nous avons fait cette rando sous les nuages et la bruine, et même parfois le froid....
Heureusement que le lendemain on a pu l'admirer en entier sous le soleil : superbe...
Il me tarde maintenant de ne plus avoir froid : j'en ai assez des polaires, des anoraks ! Des températures estivales avant de rentrer en métropole, ce serait parfait ! Peut être à Puerto Madryn, prochaine étape !