Réunion

lundi 31 décembre 2012

Gauchito Gil

Tout le long des routes, en Argentine, on peut voir des petits monuments, sorte de chapelles décorées de rouge. On y trouve des boissons, des cigarettes mais également toutes sortes d'objets hétéroclites peints en rouge. On y a même vu un vélo rouge et même une machine à laver toute rouge. Il y a toujours des drapeaux qui flottent dans le vent, évidemment... rouges ! On a rencontré les premiers au nord de Salta, et depuis notre retour en Patagonie on en a vu encore beaucoup. On a pensé d'abord à des chapelles commémorant un événement tragique survenu sur la route... Il nous semblait également que ces monuments étaient dédiés aux gauchos...
Après vérification, il s'avère qu'il s'agit de sanctuaires en mémoire d'un personnage devenu quasiment une icône religieuse : Gauchito Gil... Deux légendes s'affrontent mais dans les deux cas la personne qui a tué (pendu ou fusillé) Gauchito Gil a vu son fils guérir suite à ses prières destinées à sa victime... Il n'en fallait pas plus pour que naisse une véritable dévotion. Les gens s'arrêtent à un des sanctuaires et y déposent un objet rouge. Gauchito Gil est fêté le 8 janvier et des milliers de personnes se rendent sur sa tombe ce jour-là. C'était un gaucho qui a participé à la guerre de la Triple Alliance contre le Paraguay. Sa mort violente causée par la police ou un rival jaloux a grandement contribué à créer la légende...





Bonne Année !


dimanche 30 décembre 2012

Randonnée à la Lagune Torre

A dix heures nous partons d'El Chalten à 400 m d'altitude pour une randonnée : lagune Torre (lac des glaciers Torre et Grande) à 800 mètres d'altitude. Le temps est gris mais heureusement le plafond est assez haut. A l'aller se succèdent montées un peu raides et descentes, bois feuillus et terrains dégagés avec une multitude de fleurs. On espère rencontrer des huemules (cerfs) mais dommage, on n'en verra pas. On a pendant toute l'ascension, une vue superbe sur les deux glaciers. Vers l'arrivée la pente devient plus raide et on découvre le lac avec quelques icebergs qui flottent tranquillement, pourtant le vent est violent. Les deux glaciers ne sont pas complètement dégagés, alors on redescend dans le bois pour pique-niquer. La descente est belle, on emprunte un autre chemin qu'à la montée. Et puis, toc, toc, toc, on tourne sans bruit la tête vers la gauche et là, on voit un pic de Magellan qui, sans s'occuper de nous continue à chercher sa nourriture dans le tronc d'un arbre. On longe le torrent déversoir du lac. L'eau s'écoule bruyamment dans un canyon d'orgues basaltiques. On arrive fatigués à El Chalten vers 17 heures.
Monique


samedi 29 décembre 2012

Sortie pêche dans le rio de las Vueltas


Pêche dans un décor de rêve

Bonjour, après la pêche Chilienne (de beaux poissons), voilà maintenant la pêche à notre goût:la mouche sèche ! Il faut toujours jouer avec le feu (sans jeu de mot) donc au cours de la visite d'une estancia, les cannes sont de sortie, sans permis ! L'endroit est beau, mais après avoir vu deux gobages et le passage de nos mouches sans succès, nous plions. Renseignements pris auprès d'un sympathique marchand de pêche, qui nous a indiqué les endroits les plus propices, nous voilà repartis en toute légalité cette fois dans le parc des glaciares. Ici il faut la mouche adéquate sinon bredouille tu seras... Quelques lancés et la première truite est ferrée, pour être bien sûr relâchée. Baoù a une tricolore qui donne bien et Thierry regarde le cœur serré. Les truites ici sont noires avec des points rouges (farios?), magnifiques, combatives...
Après avoir accroché ma ligne, je remonte les pantalons et rentre dans l'eau très fraîche pour récupérer ma tricolore. Thierry râle, accrochage, arbre, remontage du bas de ligne et mise en place de la mouche adaptée. A partir de ce moment, la lutte est féroce entre nous deux. Les lancés sont de plus en plus précis et nous avons aussi gagné en distance. Nous pêchons le courant et les gobages. Thierry, précis sur les gobages se révèle productif. Baoù se rend compte de la perte de son frein de moulinet et le voilà à sa recherche, heureusement que la nuit nne tombe oas vite et c'est Martine qui le retrouve dans l'herbe. Pendant ce temps, en trois cous annoncés, Touille ferre sa deuxième trucha ce qui dans les deux heures de pêche donne cinq truchas, toutes relâchées. Heureux et contents de cette sortie, nous recommencerons, mais cette fois pour les manger.
Adessias e a ben leù.
Baù

El Calafate : el Lago Roca

Nous avons récupéré une voiture de location pour une semaine afin d'être un peu indépendant sur El Calafate. Après quelques achats de souvenirs, de permis de pêche nous partons vers le Lago Roca... Situé non loin du Perito Moréno, nous avons vu sur une photo qu'on y sortait d'énormes truites...
En chemin, on tombe sur un vol de condors et nous allons reter près d'eux un long moment pour essayer de les photographier.. Ils sont très grands mais en trois coups d'ailes atteignent des altitudes incroyables. On ne se lasse pas de ce spectacle. On continue la piste, entre dans le parc des Glaciares et s'arrête à un camping pour pique-niquer... Il fait bon à ce moment-là. Lors de notre promenade digestive, on dérange des bandurias et Monique s'entraîne à les photographier : excellent exercice. Au bout de la piste on pénètre dans une estancia, qui accueille des touristes, mais impossible de se faire servir un café... Sur le chemin du retour, on croise des Zorros, des lièvres. On fait un rapide stop au bord du rio Centinela pour lancer quelques mouches car cela ne fut pas possible au bord du lac, trop de vent !
On rentre finalement à El Calafate par une superbe piste.

vendredi 28 décembre 2012

Noël à Ushuaïa...

L'asado à El Calafate

Le repas du réveillon

Avec José, notre hôte

Monique et Martine dégustent des empanadas aux langoustes pour le repas de Noël
Nous étions logés à l'hôtel Aonikenk à quelques quadras de la rue principal, mais beaucoup plus haut. Ce petit hôtel était géré par José, un espagnol de Salamanque établi à Ushuaïa de longue date. Pour le réveillon de Noël, nous avons cherché un peu dans les restaurants de la ville : beaucoup étaient fermés, d'autres proposaient des repas chers et peu originaux. Nous avons décidé de nous l'organiser nous-même. Au menu  « tabla de fiambre y quéso » pour l'apéritif accompagné d'un vin blanc doux Argentin. Puis lomo de bœuf (sorte de filet complet, coupé en tranches et grillé) servi avec un gratin dauphinois et une bouteille de cabernet Sauvignon argentin. Fromage et un gâteau local en dessert à base de fruits secs et de dulce de leche... José avait fait cuire de l'agneau et des légumes pour d'autres résidents. Nous avons donc partagé des plats avec deux couples d'Argentins, un couple de Brésiliens, un couple d'allemands installés au Salvador, José et son fils. Après le dessert sont arrivées pleins de douceurs sur la table, dont un nougat de chez Hélène qui est devenu le nougat provençal « lo mas austral del mundo !»
Le lendemain, repas de Noël, on a rejoint El Calafate en avion où on est arrivé vers midi... Le temps de s'installer à l'hôtel, on est redescendu en ville où peu de magasins étaient ouverts... On a donc mangé deux empanadas assis sur le trottoir en buvant une bouteille d'eau ! Heureusement que le soir était prévu un asado à l'hôtel...

jeudi 27 décembre 2012

Ushuaïa : le parc national

Nous avons gardé la voiture un dia de mas et en avons profité pour nous rendre au Parque Nacional, à quelques kilomètres d'Ushuaia. Situé à la frontière de Chili et en bordure du canal de Beaggle, le parc offre des paysages fantastiques. Sur fond de montagnes enneigées, différents lacs se déversent les uns dans les autres par des petits torrents et des rivières. C'est le paradis des castors ! Ces castors ont été introduits en Patagonie par le ministère de la marine en 1946 qui en importa 25 couples depuis le Canada. Sans prédateurs, sans concurrents ceux-ci se sont développés à la vitesse grand V. Faisant moins froid ici, leur fourrure est devenue moins épaisse au bout de deux générations, ils n'ont plus été chassés. Du coup les ravages causés par ces bestioles sont énormes : forêts dévastées, rivières détournées... Dans le parc, leur nombre est sous contrôle grace à des prélévements et on peut observer leurs barrages et leur habitat. Difficile d'en apercevoir, car ils sortent surtout la nuit qui est particulièrement courte en ce moment...

Un barrage de castor

Un des nombreux arbres rongés

El pan de l'Indio : une maladie de l'arbre mangée par les locaux

Le seul castor que l'on a vu saisi par Monique