Chers lecteurs, bonsoir
Nous sommes actuellememt á Uyuni et n avons plus de liaison wifi... Nous avons des articles prets, mais nous ne pouvons les publier sans photos... Alors un peu de patience. Dés que l on peut, on publie...
En plus c est un clavier espagnol ! Si nous ne trouvons pas de solution avant, les rochains posts viendront du Chili...
Réunion
- Argentine (37)
- Bolivie (18)
- Cap Nord 2014 (29)
- Chili (15)
- La Réunion (20)
- Mongolie (18)
- Photos (1)
- Randonnée (4)
- Thaïlande (33)
lundi 19 novembre 2012
dimanche 18 novembre 2012
Potosi, ville impériale
Construite à 4000 m d'altitude sur un ensemble de collines, Potosi a connu un destin incroyable..
A l'origine, la découverte par Huallpa, un indien parti à la recherche de ses lamas découvre un filon d'argent mis en évidence par le feu qu'il avait allumé pour se réchauffer. Ça c'est la légende ! La réalité c'est que très tôt les occupants espagnols eurent connaissance des richesses enterrées dans le Cerro Rico et commencèrent à les exploiter. Charles Quint en 1565 éleva la ville au titre de cité impériale, la seule pour l'Amérique du sud...Tout l'argent extrait de cette colline filait vers l'Espagne par le Pérou, et si il a contribué à l'enrichissement de l'Espagne, il est à l'origine du capitalisme moderne et a grandement enrichi les états du nord de l'Europe par le biais de la Hanse (Cf. Eduardo Galliano « Les veines ouvertes de l'Amérique latine »). Potosi connut alors une longue période de richesse et de prospérité. En témoignent les nombreux bâtiments officiels, les églises, mais également la richesse des maisons ordinaires... Cette prospérité s'accompagne d'un véritable génocide car les indiens qui travaillaient à la mine y mouraient par centaines. C'était la mita, travail forcé imposé par roulement aux indiens de la région...
Et puis les filons commencèrent à s'épuiser au XIXème siècle et on en découvrit d'autres au Pérou, au Mexique. Ce fut le début du déclin... Un sursis survint avec la découverte de l'étain, mais actuellement, le cours de ce métal ne permet pas à la ville de retrouver son lustre d'antan... Aussi c'est une ville contrastée qui s'est offerte à nos yeux. Des monuments riches et restaurés côtoient des maison dans un état de délabrement avancé. Les rues sont étroites, sales, bruyantes, encombrées mais... vivantes ! La vieille ville est entourée de quartiers ouvriers, populaires bâtis sur les collines environnantes qui lui donnent un air de San Francisco du pauvre... Nous avons peu arpenté les rues en pente de la ville car très vite le souffle nous manquait. Par contre nous avons visité le couvent Santa Térésa où la deuxième fille de riches familles Espagnoles étaient recluses de leur adolescence à leur mort... Même si la ville de Potosi est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987, elle n'a pas encore le charme tranquille de Sucre.
samedi 17 novembre 2012
Sucre
Nous avons beaucoup aimé Sucre. C'est
une ville bâtie sur de nombreuses collines, avec de blanches maisons
basses, aux toits de tuiles. Derrière les massives portes de bois,
s'ouvrent une multitude de patios décorés, fleuris. Lors de notre
premier passage, c'était la nuit des musées et la ville était
particulièrement animée : des troupes de théâtre de rue, des
groupes de musique, des fanfares, et des files impressionnantes pour
visiter les églises et les musées. Et ils sont très nombreux,
comme sont nombreuses les décorations architecturales qui décorent
la plus humble des maisons : balcons, grilles... Dans les
quartiers un peu excentrés, certaines de ces maisons, construites en
terre, ont subi l'outrage des ans. Nous avons visité un musée d'art
indigène, et le couvent de la Recoletta. Lors de notre deuxième
passage c'était le festival international de la culture, avec des
expos, des danses à tous les coins de rue. Lors d'un passage au
superbe marché, nous avons vu des groupes Boliviens, Argentins,
Chiliens. Nous avons vu aussi le musée Archéologique avec encore
des momies, une collection de crânes avec des traces de trépanation
opérées par des chirurgiens incas, et une grande quantité d'objets
remarquables. Mais surtout, nous avons aimé déambuler dans les rues
en pente, nous poser dans les parcs, bref profiter pleinement de la
ville.
vendredi 16 novembre 2012
Au théâtre ce soir...
Nous sommes partis dans les rues de
Sucre à la recherche de CD de musique locale. Le Routard conseille
entre autres « Los Masis ». Ce groupe qui chante depuis
plus de 40 ans gère aussi un centre culturel, où les jeunes peuvent
apprendre chants, danses et musiques traditionnels. Malheureusement
le centre est fermé... Lorsqu'on y passe plus tard, il n'y a plus un
disque car ils ont été transportés sur le lieu du concert donné
ce soir ! C'est le festival international de Sucre, et ce groupe
qui a écumé toutes les scènes internationales se produit chez lui
à cette occasion... On nous explique vaguement où est le théâtre
Mariscal et l'entrée est gratuite... On trouve assez facilement le
lieu mais à l'entrée on nous explique que si on n'a pas de billets
il faut aller sur le côté... En acheter un ? Non, en fait
c'est une autre entrée qui amène directement aux loges des étages
supérieurs. Le spectacle commence par une démonstration des élèves
du centre culturel.
Puis ils sont rejoints par les membres du groupe
pour un ou deux morceaux. Ensuite c'est le show de Los Masis.
Imaginez un peu une groupe bolivien (comme on en entend sur nos
marchés...) mais qui ont électrifié leurs guitares et charango,
qui se sont adjoint une batterie et qui mettent une pêche d'enfer.
Ils reprennent des morceaux traditionnels, jouent leurs compositions.
Ils s'appuient aussi sur différents registres de voix, graves,
puissantes...Le public, nombreux et de toutes les générations
entièrement acquis au groupe qui danse, chante, crie, frappe des
mains... Il n'y a qu'au niveau des éclairages que cela n'est pas
trop professionnel. L'éclairage est majoritairement derrière la
scène... Ce qui fait que les musiciens sont souvent à contre-jour,
pas de poursuite mais un projecteur sur pied qu'un technicien change
de direction de temps en temps...
Mais sinon, soirée exceptionnelle !
Une journée particulière...
| Le bureau de Plan à Santa Cruz |
| Alejandra, sa Grand-mère et Martine |
| L'équipe de la Casita |
| Les petits de la Kinder nous accueillent avec une banderole et un chant... |
| Au moment du départ avec la famille d'Alejandra et l'équipe de Plan |
Si nous nous sommes rendus à Santa
Cruz, c'est pour essayer de rendre visite à Alejandra, une petite
fille que l'on parraine depuis quelques années par l'intermédiaire
d'une ONG : Plan International. C'est en fait le quatrième
enfant que l'on parraine par cet organisme et la deuxième fois que
l'on tente de venir visiter notre filleule. La première fois en 2005
avait été annulée au dernier moment pour cause de blocage de la
Bolivie... Cette fois, deux jours avant de venir on apprend que mardi
est prévu un nouveau blocage... Affolement, changement de vol de
retour et finalement la visite est prévue mercredi et elle aura bien
lieu...
Cela commence le matin au siège de Plan où on est accueilli par Armando, mexicain et responsable de
secteur... Après un café, arrive Paula chargée de communication.
Elle nous fait visiter le bureau de l'association à Santa Cruz où
travaillent 45 personnes prenant en charge 11 000 enfants, même si
tous ne sont pas parrainés... (en fait l'argent que l'on verse sert
à financer un projet global pour la communauté, et pas à l'usage
de la seule famille). On embarque ensuite dans un 4X4 direction la
communauté de notre filleule. On a de la chance, elle se situe à
environ 1 heure de route de la capitale, alors que d'autres lieux où
intervient Plan sont situés à presque 14 heures... En Bolivie, Plan
intervient aussi autour d'autres grandes villes comme Sucre,
Cochabamba, La Paz...
Arrivés sur place, nous sommes
accueillis par le directeur de l'école qui nous présente Alejandra
accompagnée de sa grand-mère. C'est une superbe petite fille de
sept ans aux longs cheveux noirs, elle ne lâchera guère la main de
Martine de toute la visite... Nous commençons par le collège
construit en 2005... Puis c'est le Kinder, sorte de maternelle.
Ensuite nous passons un long moment dans la Casita qui nous est
présentée par ses animatrices. C'est une petite maison où sont
accueillis les enfants de moins de cinq ans... Croisement de crèche
et de PMI, les enfants y sont éveillés (apprentissage des formes,
des couleurs, des tailles et socialisation...), et les mamans
informées sur la nutrition, la santé et l'éveil des bébés. Les
trois filles qui la gèrent sont passionnées et très …
pédagogues.
Puis on se rend à l'école où en
notre honneur les petits chantent une chanson et les grandes filles
exécutent une danse traditionnelle. Nous sommes émerveillés...Nous
dégustons une part de pastèque (les enfants aussi...). Actuellement
ce sont les congés scolaires et ne restent à l'école que ceux qui
ont besoin de soutien... Les Boliviens ont trois mois de congé du
début novembre au début février. Tous ces bâtiments ont été
construits grâce à l'aide de Plan... Avant son intervention, il n'y
avait aucune école dans la communauté. Les objectifs de Plan sont
les droits des enfants, surtout des filles en terme de santé et
d'éducation. Mais pour pérenniser son action, Plan essaie au
maximum d'impliquer les autorités notamment municipales. Ainsi Plan
verse pour l'instant une somme à la mairie qui emploie la
responsable de la Casita.
Ensuite, grand moment, nous sommes
reçus dans la maison de la famille d'Alejandra pour le repas... Au
menu, soupe au poulet avec yucca ( manioc) et aji ( piment), le tout
arrosé de jus d'ananas. Partagent le repas, le directeur, des
enseignantes, des membres de Plan, des volontaires de la
communauté... Mais ils nous laissent à table juste avec Alejandra
et sa famille et mangent un peu à l'écart. Nous apprenons que c'est
Plan qui a fourni les poulets, heureusement... Nous discutons pendant
le repas puis montrons quelques photos de notre famille et vie en
France et regardons les leurs. Un grand moment, très émouvant... Il
est temps de faire nos adieux...
Puis nous poursuivons avec l'équipe de
Plan notre découverte jusqu'à un canyon traversé par un pont
suspendu. Superbe ! En chemin, nous apercevons de nombreuses
traces de l'implication de Plan dans le secteur ; adduction
d'eau, constructions d sanitaires et même d'un hôpital. En
discutant avec Armando et Claudia, nous approfondissons la
philosophie de cette organisation et cela nous conforte dans notre
choix ! Nous sommes passés de l'abstraction de notre engagement
à sa réalisation concrète sur le terrain et c'est bouleversant...
mercredi 14 novembre 2012
Circuler en Bolivie...
Rouler en Bolivie demande une bonne dose d'inconscience... En ville les feux semblent n'être là que pour les piétons... Le rouge n'empêche pas les véhicules d'avancer et parfois de s'imposer.... Les véhicules sont dans un état lamentable. La plupart arrivent du Japon, d'occasion, par le Chili ! De nombreux micros portent encore des inscriptions en Japonais... La législation change et maintenant, on ne peut plus acheter un véhicule japonais de plus de cinq ans, et il faut absolument remettre le volant à gauche et boucher le trou du tableau de bord à droite !
Pas vu de voiture française !
Les principaux moyens de transport sont le bus, le camion, ou le taxi. Dans les taxis, il y a les officiels et les autres. Même prix, même service mais seulement un auto-collant sur le pare brise qui peut facilement être enlevé en présence d'un contrôle... Quant au montant de la course, il est aléatoire : pas de compteur, et lorsqu'on demande au chauffeur quel sera son prix, il réfléchit puis nous en propose un, je pense, à la tête du client, car nous n'avons jamais payé le même tarif pour la même course !
Dès que l'on quitte la ville, il faut s'acquitter de deux formalités : la police et le péage.
La police, vieille habitude du temps de la dictature, installée à la sortie des villes note soigneusement dans un cahier le numéro de la voiture, le nom du conducteur et le nombre d'occupants... Cela ne sert strictement à rien puisque ce n'est pas vérifié à l'arrivée...Une fois les formalités remplies, le policier (ou un de ses adjoints) laisse négligemment tomber la corde qui empêchait le passage... Un peu plus loin nouvel arrêt avec cette fois un péage : l'argent récolté sert à l'entretien des routes. On voit bien que par endroit ils ne doivent pas en récolter beaucoup. De nombreux grands axes ne sont toujours pas asphaltés, mais les Boliviens y travaillent...Sur les quatorze heures de bus entre Sucre et Santa Cruz, il y a encore dix heures de pistes. Par contre les pistes de Potosi et Uyuni ont été entièrement goudronnées. Pour les axes secondaires, les pistes sont parfois complètement empierrées.. Ce sont les villageois eux-mêmes qui posent le pavage en étant payés par l'entreprise au mètre carré !
En ville, a été instaurée la priorité à moi... C'est le plus gonflé qui s'impose, les taxis se faufilent, les micros se frottent... Il y a bien une file pour les bus mais elle est utilisée par tous, y compris pour des arrêts intempestifs... Bref, c'est un joyeux foutoir où les piétons doivent garer leurs fesses !
Il y a bien un peu de répit, les jours de blocage où plus personne ne roule et on en vient à le regretter..
| Un micro Japonais... |
| Le camion, transport en commun des campagnes. |
| La corde baissée libère le passage. |
![]() |
| Le bus touristique de Sucre... |
mardi 13 novembre 2012
Santa Cruz de la Sierra : une autre Bolivie
Nous avons quitté les contreforts des Andes en avion pour rejoindre Santa Cruz 2300 mètres plus bas. 40 minutes d'avion au lieu de 14 heures de bus, le choix était vite fait. Nous avons quitté les montagnes sèches pour atterrir dans une plaine à la végétation luxuriante, semblable à celle de la Guyane. Santa Cruz est la plus grande ville du pays qui dispute le titre de capitale à La Paz. Fief de l'opposition à Morales, elle était le théâtre d'un de ces fameux blocages le lendemain de notre arrivée. Pas d'autre chose à faire donc que de déambuler dans une ville presque désertée par les automobiles... Cela lui confère un certain charme car sinon c'est une ville très bruyante, très chaotique qui nous fait penser aux villes brésiliennes par bien des côtés. C'est dommage car le centre est plutôt agréable avec la plupart des rues bordées de galeries, parfois en bois, souvent en pierre. Un énorme marché qui déborde dans les rues adjacentes est aussi étonnant à visiter. On y trouve tout ce que l'on cherche et même ce que 'on ne cherche pas ! On y croise aussi plein de vieux métiers chez nous disparus : les marchands ambulants (glace, sirop, café...), les écrivains publics, les marchands de « coup de téléphone »... Pour le reste, il y a très peu de monuments, pratiquement pas de musée... Une ville moderne et en plein développement...
Inscription à :
Articles (Atom)


