Réunion

samedi 26 janvier 2019

Croisière sur le Mékong : la suite...


Notre slow boat est plein, plusieurs passagers n'ont même pas de place assise. Il y a quelques locaux, deux moines mais la grande majorité est constituée d'étrangers en trip en Asie du sud est. C'est la principale porte d'accès pour ceux qui quittent le Myanmar, la Thaïlande du nord pour rejoindre le Laos, puis le Cambodge. L'ambiance est festive, la bière coule à flots et tous les échanges se font en anglais...
Quand au Mékong, c'est loin d'être un long fleuve tranquille... Beaucoup de courant, des rapides et plusieurs défilés entre des roches bien pointues alternent avec des bancs de sable...
Sur les berges c'est la vie des fleuves : cultures, troupeaux, villages haut perchés (le niveau doit souvent bien monter...) pêcheurs, lessives...
On s'arrête souvent pour laisser descendre des locaux et au bout de 140 km et 7 heures de navigation on arrive enfin à Pakbeng. A peine le pied posé, on est assailli par des gamins qui nous récupèrent nos provisions, par des loueurs qui proposent des chambres... On en a déjà 2, on ne va pas en prendre une troisième... On grimpe dans le camion de Boonmy (la chambre réservée le matin) pendant qu'un pauvre bougre promène sa pancarte avec notre nom écrit dessus...
On arrive à l'hôtel : la chambre n'a rien à voir avec les photos du matin... Mais bon on réussira à dormir. Repas sympa et très bon en compagnie de voyageurs rencontrés sur le bateau : deux français de Metz et un couple franco-britannique.
Le lendemain réveil à 4 heures par les coqs (et dire qu'il y en a qui mange encore du porc au lieu de prendre du poulet !). Descente tôt au port pour avoir de la place, mais aujourd'hui, ils ont mis deux bateaux ! On démarre (difficilement après plusieurs heurts de rochers...) il est presque 10 heures. Le trajet d'aujourd'hui est de 160 km et il nous faudra plus de 7 heures pour les parcourir. Le spectacle est toujours au rendez-vous avec des rapides quand le lit  rétrécit et des moments plus calmes. Nombreux arrêts dans les villages. On aperçoit toujours des buffles, quelques éléphants et même une famille de sangliers. Dans un village, les enfants se précipitent pour nous vendre des bracelets ou mendier quelque chose... Et bien entendu, il y a toujours un imbécile pour lancer un billet que les gamins attrapent au risque de se noyer.

A l'approche de Luang Prabang, on arrive dans une zone de travaux, ce sont les Chinois qui construisent une voie ferrée et une autoroute pour continuer à inonder le Laos de touristes.



Les différents niveaux du fleuve creusent les bancs de sable en escalier.

Il y a aussi des slow-boats de luxe...

Arrêt dans un village.

Vente de colliers

Apparemment, la navigation n'est pas toujours sans risque 

Le dernier des trois grands ponts en construction entre Houayxay et Luang Prabang
seules voies de passage sur plus de 300 kilomètres

Pour promener son chien, il faut sortir la pirogue.

On est encore dans les montagnes.

Baraques de pêcheurs à Luang Prabang

Croisière sur le Mékong : de Chiang Khong à Luang Prabang 1


Nous avons joint Chiang Rai (Thaïlande) à Luang Prabang (Laos) par le Mékong. Première étape, nous prenons un bus à Chiang Rai pour Chiang Kong ; c'est un vieux bus, local, dont les portes ne se ferment même plus. C'est pratique pour photographier les paysages de rizières que nous traversons.



A Chiang Kong, nous allons à l'hôtel Day Waterfront, très bien puis à l'agence contactée par Internet : Easy trip. Bon accueil, aide pour remplir les demandes de visa et explication du planning à venir. On achète même des dollars pour payer les visas...Ville très calme au bord du Mékong.
Notre Hôtel

Et la vue depuis la chambre...

Le lendemain lever à 6 heures pour un premier départ à 8 heures en songthaew pour le poste frontière Thaïlandais, où ils récupèrent notre visa touristique délivré à Bangkok . On prend un bus pour traverser le pont de l'amitié, et j'imagine qu'au milieu, on change de côté puisque les Laotiens roulent à droite ! Arrivée au Laos, le passage se fait en trois temps ? On donne notre passeport à un guichet, on le récupère muni du visa à un autre contre 30 dollars, puis on passe au contrôle... Çà y est, on est au Laos et il est un peu plus de 9 heures. Deux guides nous repèrent et nous demandent d'attendre : départ du songthaew 10 heures. Je pars pisser et bien entendu, lorsque je reviens, tout le monde est en train d'embarquer, Martine s'est fait aider pour les sacs et elle est déjà dans le véhicule et il n'y a plus de place. Je dois prendre le suivant... Petite inquiétude vite dissipée lorsque je la rejoins à un arrêt dans une famille, où on nous donne un casse croûte, de l'eau et on nous vend une chambre. Celle que j'ai retenue sur Internet n'a pas de nom ! Je ne suis pas certain de la retrouver...
Finalement un petit tour de camion et on arrive au port pour embarquer dans notre slow-boat. Ce sont des sortes de grosses péniches équipées de fauteuils de bus qui sillonnent le fleuve. Il existe aussi de speed-boats : j'imaginais des vedettes un peu plus rapides. En fait ce sont des canots surmotorisés qui descendent à vive allure (6 heures au lieu de 15!). Pas conseillés car de nombreux accidents... Le pilote porte toujours un casque intégral !
(A suivre)

Notre Slow Boat


Rempli de "routards" venus du monde entier...

Un parking de slow-boats

Et un speed boat...



vendredi 25 janvier 2019

Chiang Rai et le Triangle d'or



De Chiang Mai à Chiang Rai
Eric et Deng nous conduisent à la gare de bus le matin et on se quitte un peu tristes. Le bus est plutôt bien et le voyage se déroule sans incident jusqu'à ce qu'n regardant par la fenêtre je vois passer une valise (égoïstement je me réjouis que ce ne soit pas la nôtre...) qui part dans le fossé : le coffre à bagages s'était ouvert!Arrêt, recul dans le virage et recherche infructueuse de la valise ! Finalement les propriétaires  Américains la récupéreront à l'arrivée...  On continue la route et à Chiang Rai, on s'installe à l'hôtel, on prend un tuk-tuk et on retourne au temple blanc : une sorte de meringue géante complètement kitsch, avec énormément de monde et les plus belle toilettes du monde !

En attendant (en vain) le passage des moines...

Un peu à l'étroit dans le tuk-tuk.
Le temple blanc
Les toilettes...
Le triangle d'or
C'est le nom d'une région à cheval sur trois pays : le nord de la Thaïlande, le Myanmar (ex Birmanie) et le Laos où se concentrait il y a quelques années le commerce de l'opium, qui s'échangeait contre de l'or. La Thaïlande s'est approprié le nom et un village (pour touristes...) s'est même construit un point d'où on peut apercevoir les trois pays. Pour le visiter, nous avons loué une voiture au départ de Chiang Rai. Au programme d'abord deux temples, le temple bleu (Wat Rong Seur Ten), original et superbe, puis celui de la femme Bouddha géante (Wat Huay Pla Kang). C'est Eric qui l'appelle comme ça mais on ne sait pas s'il s'agit vraiment d'une femme... On grimpe jusque dans la tête par un ascenseur : vue époustouflante !




Ensuite on se rend à une plantation de thé où les plants s'étagent sur les collines environnantes sur une centaine d'hectares. On y boit un thé, regarde les femmes transporter l'engrais et on observe bien les plants...



Puis direction Mae Sai, la ville frontière avec le Myanmar. Finalement on renonce à traverser la frontière, refroidis par le monde et la paperasse. On avait la possibilité de voir un grand marché : ce sera pour une prochaine fois...

Sur la route du Triangle d'or on s'arrête à un musée : le hall of opium qui retrace l'histoire de la drogue (de la cueillette à la fumerie), les dégâts de la drogue et les efforts de l'état Thaïlandais pour éradiquer la culture de ces pavots. Une salle est consacrée à la guerre de l'opium entre les Anglais (et un peu les Français) et les Chinois.
Enfin on arrive au Triangle d'or. Photos, visite au Bouddha qui dit qu'il est content chaque fois qu'on lui donne 5 baths...


On file sur Chiang Sen où on à l'intention de retenir une chambre et d'organiser notre descente du Mékong... Pas de bol, la dame de l'h^tel, très gentille nous explique que les départs se font à Chiang Kong, une soixantaine de kilomètres plus au sud et qu'il faut y être de bonne heure...
Nous rentrons à Chiang Rai pour rendre la voiture et modifier notre programme...
Sur le chemin du retour, on traverse un paysage de rizières.





jeudi 24 janvier 2019

Retour de Mae Hong Son



Aujourd'hui c'est une longue étape qui nous attend aussi on se lève tôt et en déjeunant on est étonné que la rue principale soit si calme...Et d'un seul coup on a vu arriver une foule en courant, puis certains qui couraient moins vite, puis d'autres qui marchaient puis les officiels, la fanfare, les soldats, tous habillés pareils.... en fait c'était une sorte de cross du collège...
Le temps d'aller chercher l'appareil les plus rapides sont passés...

Puis c'est au tour des soldats.

On démarre, le temps est brumeux, finalement cela se déchire au passage d'un col.Succession de champs de fraises puis de champs secs où a été récolté le maïs. On voit même des ouvriers en train de l’égrener.
Le jour se lève.

C'est la pleine saisons des fraises,

Que les Thaïlandais consomment aussi blanches, en salade...


C'est le moment d'égrener le maïs.

 Au début la route est belle, puis quand on va prendre la direction du Doi Inthanon, cela se gâte. Étroite, virages serrés, pentes abruptes. Il faut dire que l'on grimpe à 2565 mètres, le point culminant de la Thaïlande... On traverse des forêts de teck, puis des résineux, c'est un parc national et c'est très beau. 
Au point culminant de la Thaïlande.

On atteint le sommet à pieds, puis on redescend un peu pour visiter les deux stupas construits par l'armée de l'air pour les soixante ans respectifs du roi et de la reine...
Le stupa de la reine.

Au stupa du roi..

En reprenant la route pour Chiang Maï, on traverse un village hmong, avec quelques cerisiers en fleurs puis on rejoint la voie rapide pour arriver à l'aéroport en même temps que Eric qui vient nous récupérer. Petit passage à la maison, avant le night bazar, un autre marché nocturne avec quelques peintres de grands talents qui dressent des portraits incroyables avec la technique de l'estampe...

Un des peintres du night bazar.


mercredi 23 janvier 2019

Une journée autour de Mae Hong Son


Avant de démarrer la journée, on cherche vainement une carte routière plus précise et surtout un chargeur pour l'ordinateur car il a rendu l'âme ! Finalement on va trouver au marché un vieux monsieur qui va se faire un plaisir de le démonter et réparer pour 300 baths !
Le moine aux pigeons.

Au marché, des piments...

On prend la route et on trouve quand même le village chinois de Mae Aw près de la frontière du Myanmar.
En chemin on prend une route escarpée qui après avoir traversé deux villages et des plantations de fraises nous conduit à Pang Ung  un très beau lac de retenue au milieu des pins.
Paysage en montant au lac.

Martine sur l’accès au barrage

Canot en bambou sur le lac.

Le lac...

Au village de Mae Aw on a droit à une dégustation de thés accompagnés de fruits secs. On prend le chemin du retour et on tente une escapade en montagne par une route très étroite et escarpée : on rebrousse chemin difficilement au bout d'une dizaine de kilomètres.
Le plan d'eau de Mae Aw

Pour que chacun puisse regarder une chaîne différente !

Le marchand d'oeufs

Cultures d'ail ou d'oignon...

On gagne alors le village de Ban Nai Soi, où on pourrait rencontrer des femmes girafes, mais on ne les trouve pas, alors on retourne à Mae Hong Son et on s'installe au même hôtel le Kayoke Chalet. Il est proche du lac où se déroule tous les soirs le night Market.


Le temple de nuit, se reflète dans le lac à Mae hong son...